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Auteurs de la Rome antique

Sénèque

Biographie

Sénèque est un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État romain du Ier siècle. Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le Jeune pour le distinguer de son père, Sénèque l'Ancien.

Conseiller à la cour impériale sous Caligula et précepteur de Néron, Sénèque joue un rôle important de conseiller auprès de ce dernier avant d'être discrédité et acculé au suicide. Ses traités philosophiques comme De la colère, De la vie heureuse ou De la brièveté de la vie, et surtout ses Lettres à Lucilius exposent ses conceptions philosophiques stoïciennes. Pour lui, « le souverain bien c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu. »

Ses tragédies constituent l'un des meilleurs exemples du théâtre tragique latin avec des œuvres qui nourriront le théâtre classique français du XVIIe siècle comme Médée, Œdipe ou Phèdre.

Sénèque est le représentant le plus complet de la doctrine stoïcienne, bien qu'il ne soit pas jugé comme le plus exact, car il n'est pas un simple interprète. Sur plus d'un point il s'émancipe et substitue à l'autorité des maîtres de la Grèce sa propre réflexion. En cela, on a pu juger qu'il était bien un Romain, « Je ne me suis fait l'esclave de personne, je ne porte le nom de personne ». (« Non me cuiquam mancipaui, nullius nomen fero. »)

Œuvres

De la vie heureuse, De la brièveté de la vie, Agamemnon, Les Phéniciennes

Ses citations

(198)
  • À l'homme seul furent donnés la prévoyance, le discernement, la pensée ; et non seulement nos vertus, mais nos vices même sont interdits aux animaux.

    De la colère, I, III
  • Qu'il y ait chez eux de l'amour, il y aura de la haine ; l'amitié supposera les inimitiés ; et les dissensions, la concorde, choses, dont ils offrent aussi quelques traces ; mais le bien et le mal appartiennent en propre au cœur humain.

    De la colère, I, III
  • Les animaux, privés de la parole, sont exempts des passions de l'homme : ils ont seulement des impulsions qui y ressemblent.

    De la colère, I, III
  • La brute ne sait pas plus se mettre en colère que pardonner.

    De la colère, I, III
  • Souvent un voyage en litière, un simple changement de contrée, donnent au moral une vigueur nouvelle, comme ferait encore un repas d'amis, un peu plus de vin que de coutume.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • La promenade dans les lieux découverts, sous un ciel libre et au grand air, récrée et retrempe nos facultés.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Les bêtes ont de l'impétuosité, de la rage, de la férocité, de la fougue ; mais la colère n'est pas plus leur fait que la luxure, bien que pour certains plaisirs elles soient moins retenues que l'homme.

    De la colère, I, III
  • Ménageons nos forces intellectuelles et donnons-leur par intervalles un repos qui soit pour elles un aliment réparateur.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Les législateurs ont institué des fêtes, réjouissances publiques obligées, qu'ils regardaient comme un tempérament et une interruption nécessaire aux travaux.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Il n'est si humble mortel qui n'espère, avec quelque raison, tirer satisfaction de l'homme le plus haut placé : pour nuire nous sommes tous puissants.

    De la colère, I, III
  • Il est vrai que le pressentiment du mal irrite ; mais c'est que l'intention même nous blesse, et que méditer l'injure, c'est déjà la commettre.

    De la colère, I, III
  • Grande est la différence entre relâcher et dissoudre.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Le sommeil est indispensable à la réparation des forces ; cependant le prolonger et le jour et la nuit serait une vraie mort.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Regarde ces solitudes vides durant plusieurs milles de toute habitation : c'est la colère qui les a dépeuplées.

    De la colère, I, II
  • L'incontinence, la peur, l'audace, ont leurs indices et peuvent se pressentir ; car nulle pensée n'agite vivement l'intérieur de l'homme sans qu'une émotion quelconque paraisse sur son visage.

    De la colère, I, I
  • Les hommes ne courraient pas avec tant d'ardeur aux divertissements et aux jeux, si un attrait naturel ne s'y rattachait : mais l'abus en ce genre ôte à l'esprit toute consistance et tout ressort.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Il faut donner du relâche à la pensée : elle se relève, après le repos, plus ferme et plus énergique.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Que l'esprit non plus ne soit pas toujours également tendu : appelons-le parfois aux délassements.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • La solitude guérit du dégoût de la foule, la société dissipe l'ennui de l'isolement.

    De la tranquillité de l'âme, XV
  • Il n'est point d'animal si terrible, si malfaisant de sa nature, qui ne montre, dès que la colère l'a saisi, un nouveau degré de férocité.

    De la colère, I, I

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