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Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant VI, vers 117-136

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L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant VI
L'arrivée d'Ulysse en Phéacie - Les cris réveillent Ulysse qui s'extirpe de son fourré et apparaît nu aux jeunes femmes.
117
elles poussent alors un grand cri aigu !
118
Tellement/Si fort qu'Ulysse se réveille et se redressant sur son séant, il fait appel à sa réflexion autant qu'à son intuition.
119
«Pauvre de moi ! à quels mortels appartient la terre où la nécessité m'a encore fait abordé ?
120
Sont-ils d'un orgueil démesuré, sauvages et sans lois
121
ou bien hospitaliers et d'un esprit respectueux des dieux ?
122
Ainsi je suis entouré d'un brouhaha féminin d'adolescentes !
123
Sont-elles des nymphes habitant les sommets élevés des montagnes
124
et les sources de fleuves ou des tourbières fleuries ?
125
Ou bien suis-je, ici peut-être, proche d'entendre la voix des hommes ?
126
Allons-y ! Je vais chercher à m'en assurer par moi-même et à le découvrir.
127
S'étant ainsi parlé à lui-même, Ulysse, l'homme aux qualités divines, sortit de son fourré
128
et il casse une jeune branche feuillue provenant de son épais buisson, de sa main vigoureuse,
129
afin de soustraire aux regards la nudité de son corps et sa virilité.
130
Il se met en marche et avance tel un lion nourri dans les montagnes, confiant dans sa force
131
qui affronte la pluie et le vent et dans ses yeux luit une flamme ;
132
Il affronte ainsi les bovins, les ovins
133
ou encore les cervidés sauvages et son estomac le pousse à entreprendre les troupeaux et hordes
134
et même à pénétrer dans les étables (bovins), bergeries (ovins) ou épais taillis (cervidés) ;
135
ainsi Ulysse était-il destiné à aborder exceptionnellement tout nu ces adolescentes aux belles chevelures ;
136
car la nécessité l'y poussait.
Οδύσσεια
Ὀδυσσείας ζ
Ὀδυσσέως ἄφιξις εἰς Φαιάκας.
117
αἱ δ᾽ἐπὶ μακρὸν ἄυσαν :
118
ὁ δ᾽ἔγρετο δῖος Ὀδυσσεύς ἑζόμενος δ᾽ὥρμαινε κατὰ φρένα καὶ κατὰ θυμόν·
119
«Ὤ μοι ἐγώ : τέων αὖτε βροτῶν ἐς γαῖαν ἱκάνω ;
120
Ἦ ῥ᾽οἵ γ᾽ὑβρισταί τε καὶ ἄγριοι οὐδὲ δίκαιοι
121
ἦε φιλόξεινοι καί σφιν νόος ἐστὶ θεουδής ;
122
Ὥς τέ με κουράων ἀμφήλυθε θῆλυς ἀυτή :
123
Νυμφάων αἳ ἔχουσ᾽ὀρέων αἰπεινὰ κάρηνα
124
καὶ πηγὰς ποταμῶν καὶ πίσεα ποιήεντα ;
125
Ἦ νύ που ἀνθρώπων εἰμὶ σχεδὸν αὐδη έντων ;
126
ἀλλ᾽ἄγ᾽ἐγὼν αὐτὸς πειρήσομαι ἠδὲ ἴδωμαι.
127
Ὣς εἰπὼν θάμνων ὑπεδύσετο δῖος Ὀδυσσεύς ἐκ
128
πυκινῆς δ᾽ὕλης πτόρθον κλάσε χειρὶ παχείηι φύλλων
129
ὡς ῥύσαιτο περὶ χροῒ μήδεα φωτός.
130
Βῆ δ᾽ἴμεν ὥς τε λέων ὀρεσίτροφος ἀλκὶ πεποιθώς
131
ὅς τ᾽εἶσ᾽ὑόμενος καὶ ἀήμενος ἐν δέ οἱ ὄσσε δαίεται·
132
αὐτὰρ ὁ βουσὶ μετέρχεται ἢ ὀίεσσιν
133
ἠὲ μετ᾽ἀγροτέρας ἐλάφους κέλεται δέ ἑ γαστὴρ μήλων πειρήσοντα
134
καὶ ἐς πυκινὸν δόμον ἐλθεῖν·
135
ὣς Ὀδυσεὺς κούρηισιν ἐυπλοκάμοισιν ἔμελλε μίξεσθαι γυμνός περ ἐών·
136
χρειὼ γὰρ ἵκανε.
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Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2018

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