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Auteurs de la Rome antique

Ovide

Biographie

Ovide est un poète latin qui vécut durant la période qui vit la naissance de l'Empire romain.

Son surnom Naso lui vient de son nez proéminent. Il naît un an après l'assassinat de Jules César, est adolescent lorsque Auguste s'empare du pouvoir pour transformer la République en Empire, et meurt trois ans après la mort de ce premier empereur.

Issu d'une famille aisée appartenant à l'ordre équestre, Ovide est doté d'une grande fortune. Il étudie la rhétorique à Rome. À l'âge de dix-huit ans, son père lui permet d'aller voyager à Athènes, voyage qui le marquera et exercera une influence sur ses œuvres, notamment Les Métamorphoses. Après ce long voyage en Grèce, il entre dans la carrière judiciaire pour complaire à son père, siégeant parfois au tribunal des décemvirs où, selon son propre témoignage, il sait toujours « sans malversations décider de la fortune des accusés » ; choisi comme arbitre de leurs contestations par des particuliers, il est de même loué par la partie déboutée pour son impartialité. Mais délaissant très tôt les carrières juridique et administrative, il est attiré par la poésie, sa véritable vocation ; artiste mondain, sensible et spirituel, il fréquente les poètes Horace, Tibulle et Properce, et inaugure sa carrière littéraire à vingt-quatre ans, avec les Amours (19 av. J.-C.) ; ce recueil d'élégies développe tous les thèmes érotiques en une sorte de roman d'amour autour d'une certaine Corinne, une hétaïre sous le pseudonyme de laquelle Ovide a dissimulé l'identité de son amante.

Il connaît bientôt la célébrité grâce à trois autres recueils de poèmes, les Héroïdes, lettres fictives prêtées à des héroïnes de la mythologie, l'Art d'aimer (1 av. J.-C.) sur la théorie de la séduction, et les Remèdes à l'amour (2 apr. J.-C.). Cette inspiration, jusque-là d'un badinage grivois, change ensuite notablement d'orientation si l'on excepte l'épithalame consacré en 11 av. J.-C. aux noces de Paullus Fabius Maximus et une élégie sur la mort du grand orateur Marcus Valerius Messalla Corvinus.

Œuvres

Art d'aimer, Métamorphoses

Ses citations

(64)
  • N'hésite point à louer son visage, ses cheveux, ses doigts arrondis et son pied mignon. La plus chaste est sensible à l'éloge qu'on fait de sa beauté, et le soin de ses attraits occupe même la vierge encore novice.

    L'Art d'aimer, I
  • Tu peux, par d'adroites flatteries, t'insinuer furtivement dans son cœur, comme le ruisseau couvre insensiblement la rive qui le dominait.

    L'Art d'aimer, I
  • Jeunes beautés, montrez-vous plus indulgentes pour ceux qui se donnent les apparences de l'amour ; cet amour, d'abord joué, va devenir sincère.

    L'Art d'aimer, I
  • Que de fois celui qui d'abord faisait semblant d'aimer finit par aimer sérieusement, et passa de la feinte à la réalité !

    L'Art d'aimer, I
  • II n'est pas bien difficile de se faire croire ; toute femme se trouve aimable ; et la plus laide est contente de la beauté qu'elle croit avoir.

    L'Art d'aimer, I
  • II faut jouer le rôle d'amant ; que tes discours expriment le mal qui te consume, et ne néglige aucun moyen pour persuader ta belle.

    L'Art d'aimer, I
  • Ne compte pas sur moi pour t'enseigner les lois de l'éloquence ; songe seulement à commencer, et l'éloquence te viendra sans que tu la cherches.

    L'Art d'aimer, I
  • Loin d'ici, rustique pudeur ! La Fortune et Vénus secondent l'audace.

    L'Art d'aimer, I
  • Lorsque les convives quitteront la table, le mouvement qui en résulte t'offrira un facile accès près de ta belle. Mêlé dans la foule, approche-toi d'elle doucement, de tes doigts serre sa taille, et de ton pied va chercher le sien.

    L'Art d'aimer, I
  • Fais hautement des souhaits pour ta maîtresse, fais-en pour celui qui partage sa couche ; mais, au fond du cœur, maudis son époux.

    L'Art d'aimer, I
  • Que ta langue rusée bégaie comme avec peine des sons inarticulés, afin que tout ce que tu feras ou diras d'un peu libre trouve son excuse dans de trop fréquentes libations.

    L'Art d'aimer, I
  • Une ivresse véritable inspire le dégoût ; une ivresse feinte peut avoir son utilité.

    L'Art d'aimer, I
  • Si tu as de la voix, chante ; si tes membres sont flexibles, danse ; enfin, ne néglige aucun de tes moyens de plaire.

    L'Art d'aimer, I
  • N'imite pas cet Eurytion qui mourut sottement pour avoir trop bu : la table et le vin ne doivent inspirer qu'une douce gaieté.

    L'Art d'aimer, I
  • Je vais te prescrire la juste mesure que tu dois observer en buvant : que ton esprit et tes pieds gardent toujours leur équilibre ; évite surtout les querelles qu'engendre la vin, et ne sois pas trop prompt au combat.

    L'Art d'aimer, I
  • En amour, le mandataire va souvent plus loin que son mandat, et se croit autorisé à dépasser les ordres qu'il a reçus.

    L'Art d'aimer, I
  • Le moyen le plus sûr et le plus commun de tromper, c'est d'emprunter le nom de l'amitié ; mais, quoique sûr et commun, ce moyen n'en est pas moins un crime.

    L'Art d'aimer, I
  • Tâche de plaire au mari de la belle ; rien ne sera plus utile à tes desseins que son amitié.

    L'Art d'aimer, I
  • Sans la parole, le visage a souvent sa voix et son éloquence.

    L'Art d'aimer, I
  • Troie résista longtemps, mais fut prise à la fin.

    L'Art d'aimer, I

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