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Auteurs de la Grèce antique

Sappho

Biographie

Sappho, anciennement orthographié « Sapho », est une poétesse grecque qui a vécu aux VIIe siècle et VIe siècle av. J.-C., à Mytilène sur l'île de Lesbos. Elle a été contemporaine du poète Alcée, lui aussi originaire de Lesbos.

Très célèbre durant l'Antiquité, son œuvre poétique ne subsiste plus qu'à l'état de fragments.

Sappho (c'est-à-dire en ionien-attique puis dans la koinè Σαπφώ) est la forme sous laquelle les Grecs d'Athènes, puis ceux de l'époque hellénistique, nommaient la poétesse, ôtant par là le caractère barbare à la forme éolienne de son nom, Psappho, ou Psappha (Ψαπφώ, en éolien, le dialecte parlé à Lesbos), forme qui est celle que l'on trouve dans ses poèmes. C'est cette dernière graphie qui est encore utilisée sur des coins servant à frapper des monnaies, retrouvés à l'époque des Antonins à Eresós, ville qui revendiquait avec Mytilène le privilège d'être le lieu de naissance de Sappho.

Sappho est connue comme étant « la Lesbienne », c'est-à-dire, au départ par antonomase, « la personne célèbre de Lesbos ». L'usage du terme « lesbienne » dans le sens de « homosexuelle » n'est attesté qu'à partir du IXe ou Xe siècle apr. J.-C., le terme utilisé dans l'Antiquité étant tribas. D'une même manière, les termes dérivés de son nom, saphisme et l'adjectif correspondant, saphique, dénotent plus souvent l'homosexualité féminine que ce qui a trait à la poétesse.

On possède peu de données sûres concernant Sappho. Dès le Ve siècle, la comédie attique s'est emparée de son personnage, et les éléments biographiques la concernant sont tardifs et souvent probablement influencés par la tradition comique. Comme pour la plupart des poètes antiques, son œuvre ne nous est parvenue que de façon très fragmentaire.

Sappho a été très célèbre et appréciée dans l'Antiquité : plus de cent auteurs anciens l'ont citée ou ont parlé d'elle. Dans une épigramme qui fut attribuée à Platon, l'auteur la qualifie de « dixième Muse ». Il ne nous reste cependant de ses écrits que peu de traces : un seul poème est arrivé jusqu'à nous dans son intégralité, l'Hymne à Aphrodite, les autres étant lacunaires (ce sont des fragments sur papyrus, des citations parfois limitées à un vers voire un mot). Son thème favori semble être la passion amoureuse. Elle a aussi écrit des épithalames. On peut donc dire de sa poésie qu'elle est lyrique. À noter cette remarque de Solon qui après avoir entendu la lecture d'un de ses poèmes dit : « mon désir est de l'apprendre et de mourir ensuite ». À retenir aussi que, dans le langage courant, quand dans le monde antique on disait « le poète » il s'agissait d'Homère, de même si l'on parlait de « la poétesse » c'était Sappho.

Elle écrivait dans un dialecte grec dit éolien voire lesbien (caractérisé par la psilose, un bouleversement de l'accentuation et le maintien du digamma). On lui doit la création d'une forme métrique particulière, la « strophe sapphique ».

Œuvres

Hymne à Aphrodite

Ses citations

(10)
  • Oui c'est un mal de mourir, car si ce n'eût pas été un malheur, les dieux seraient morts eux-mêmes.

    Fragments
  • L'or est le fils de Jupiter ; ni la rouille ni les vers ne rongent ce métal, qui agite si merveilleusement l'intelligence des mortels.

    Fragments
  • Les richesses sans la vertu ne sont jamais à l'abri du reproche ; mais renier la vertu et les richesses, voilà le comble du bonheur.

    Fragments
  • Le deuil et les larmes ne doivent point régner dans la maison d'un poète : c'est une faiblesse indigne d'un fils d'Apollon.

    Fragments
  • Si Jupiter voulait donner une reine aux fleurs, la rose serait la reine de toutes les fleurs.

    Fragments, sur la rose
  • Beauté ne demeure que le temps d'un regard. Mais vertu aussitôt sera beauté demain.

    Fragments
  • La persuasion est fille d'Aphrodite.

    Fragments
  • L'homme qui n'est que beau l'est seulement pendant qu'on le regarde : l'homme sage et bon est toujours beau.

    Fragments
  • Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.

    Fragments
  • Dans la colère rien ne convient mieux que le silence.

    Fragments

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