Depuis 2013, diffusion du savoir antique à travers les citations.

Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant III, vers 162-183

Le passage de la souris sur un paragraphe surlignera la traduction correspondante. Cliquez sur un ou plusieurs paragraphes afin de mémoriser le surlignage. Pour effacer le surlignage, cliquez en dehors du texte ou appuyer sur la touche ESC.


L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant III
Ulysse retourne à Troie pour complaire à Agamemnon. Nestor continue sa route de retour jusque chez lui, à Pylos.
162
Les uns font demi-tour sur leurs navires à propulsion (manuelle) bilatérale.
163
Parmi eux Ulysse, le Roi entreprenant et fertile en conseils, pour de nouveau complaire à l'Atride Agamemnon ;
165
tandis que moi avec une escadre nombreuse qui me suivait de conserve, je fuyais puisque je savais ce qu'une divinité ourdissait (contre nous).
167
Et le combatif disciple d'Arès, le fils de Tydée, animant son équipage, pris le large (avec nous) et plus tard, le blond Ménélas partit avec son navire et nous retrouva à Lesbos où nous délibérions sur un cabotage de (plus ou moins) longue durée :
170
- naviguerions-nous par le nord de Chio la rocailleuse, d'abord (cap) sur l'île de Psyriè1 puis (cap au sud) en tenant toujours Chio à main gauche ? - ou bien passerions-nous par le sud de Chio2 du côté du Mont Mimas qui domine (exposé à tous) les vents ?
Ici un ou plusieurs vers ont sans doute été censurés par des « capitaines au long cours » soucieux de conserver leurs secrets. Le traducteur tente un ajout :
Puis, dans l'un et l'autre cas, en nous guidant à l'estime sur le coucher du soleil puis plus tard sur la Constellation de l'Ourse, dont le surnom est le Chariot, en la laissant à main droite, pour atteindre en une nuit Géreste.
173
Comme nous implorions un dieu pour qu'il se manifeste par un signe, l'un d'eux nous signifie effectivement et nous recommande de couper à travers la pleine mer en mettant le cap sur l'Eubée afin que nous fuyions au plus vite les plus grands malheurs,
176
puisque, tout à coup, un Ouros3 mélodieux se met à souffler et très vite notre escadre parcourut les chemins poissonneux et atteignit en une nuit (l'Eubée, au promontoire de) à Géreste. Nous avions arpenté4 en haute mer si bien que nous brûlames sur l'autel constitué de leurs pattes beaucoup de morceaux de taureaux en l'honneur de Poséïdon.
180
Quatre jours plus tard, les stables navires et l'équipage du fils de Tydée, Diomède5, le dompteur de cavales, relâchèrent à Argos ; quant à moi je continuais vers Pylos et l'Ouros ne cessa alors pas puisqu'il avait plu à une divinité de lui permettre de commencer à souffler.
Οδύσσεια
Οδύσσεια Γ
162
Οἱ μὲν ἀποστρέψαντες ἔβαν νέας ἀμφιελίσσας. (cf. X, 91)
163
Ἀμφ᾽ Ὀδυσῆα ἄνακτα δαΐφρονα, ποικιλομήτην, αὖτις ἐπ᾽Ἀτρεΐδηι Ἀγαμέμνονι ἦρα φέροντες·
165
αὐτὰρ ἐγὼ σὺν νηυσὶν ἀολλέσιν, αἵ μοι ἕποντο, φεῦγον ἐπεὶ γίγνωσκον ὃδὴ κακὰ μήδετο δαίμων.
167
Φεῦγε δὲ Τυδέος υἱὸς ἀρήιος, ὦρσε δ᾽ ἑταίρους ὀψὲ δὲ δὴ μετὰ νῶι κίε ξανθὸς Μενέλαος, ἐν Λέσβωι δ᾽ ἔκιχεν δολιχὸν πλόον ὁρμαίνοντας·
170
Ἢ καθύπερθε Χίοιο νεοίμεθα παιπαλοέσσης, νήσου ἔπι Ψυρίης, αὐτὴν ἐπ᾽ἀριστέρ᾽ἔχοντες, ἦ ὑπένερθε Χίοιο παρ᾽ἠνεμόεντα Μίμαντα.
Μετ᾽ἀμφοτέροισιν ἐσορῶντι xxxxxxx δύοντα ἠέλιον Ἄρκτον θ᾽ἣν καὶ ἄμαξαν ἐπίκλησιν καλέουσιν, ἐννύχιαι κατάγειν ἀπό τῆς δεξιᾶς ἐς Γεραιστὸν.
173
Ἠιτέομεν δὲ θεὸν φῆναι τέρας αὐτὰρ ὅ γ᾽ἡμῖν δεῖξε καὶ ἠνώγει πέλαγος μέσον εἰς Εὔβοιαν τέμνειν ὄφρα τάχιστα ὑπὲκ κακότητα φύγοιμεν.
176
Ὦρτο δ᾽ἐπὶ λιγὺς οὖρος ἀήμεναι· αἱ δὲ μάλ᾽ὦκα ἰχθυόεντα κέλευθα διέδραμον ἐς δὲ Γεραιστὸν ἐννύχιαι κατάγοντο· Ποσειδάωνι δὲ ταύρων πόλλ᾽ἐπὶ μῆρ᾽ἔθεμεν, πέλαγος μέγα μετρήσαντες.
180
Τέτρατον ἦμαρ ἔην, ὅτ᾽ἐν Ἄργεϊ νῆας ἐίσας Τυδεΐδεω ἕταροι Διομήδεος ἱπποδάμοιο ἵστασαν· αὐτάρ ἐγώ γε Πύλονδ᾽ἔχον οὐδέ ποτ᾽ἔσβη οὖρος, ἐπεὶ δὴ πρῶτα θεὸς προέηκεν ἀῆναι.
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience en ligne. En savoir plus