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Auteurs de la Grèce antique

Épicure

Biographie

Épicure est un philosophe grec, fondateur, en 306 av. J.-C., de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité. En physique, il soutient comme Démocrite que tout ce qui existe est composé d'atomes indivisibles. Les atomes se meuvent aléatoirement dans le vide et peuvent se combiner pour former des agrégats de matière. L'âme en particulier serait un de ces agrégats d'atomes, et non une entité spirituelle, notamment d'après son disciple Lucrèce. En éthique, le philosophe grec défend l'idée que le souverain bien est le plaisir, défini essentiellement comme « absence de douleur ». En logique ou épistémologie, Épicure considère que la sensation est à l'origine de toute connaissance et annonce ainsi l'empirisme.

Sa philosophie prône le contentement (de ses avoirs, de son état affectif, de son rang social) et la vie communautaire entre amis dans un bonheur stable. Elle s'oppose avec force au platonisme et, de manière plus mesurée, à la doctrine d'Aristote (des fragments nous font voir en Épicure un lecteur consciencieux de ce dernier) ; quant à l'héritage démocritéen, l'atomisme épicurien n'en est pas une simple copie : Épicure modifie certaines idées de Démocrite et ajoute le concept très important de clinamen. Épicure s'attribue injustement l'ouvrage de Démocrite à propos de l'atomisme.

Œuvres

Lettres, Maximes capitales, Préceptes

Ses citations

(73)
  • N'est ami ni celui qui cherche toujours l'utile, ni celui qui jamais ne le joint à l'amitié : car le premier, avec le bienfait, fait trafic de ce qui se donne en échange, l'autre coupe le bon espoir pour l'avenir.

    Sentences vaticanes, 39
  • Homme de rien du tout que celui aux yeux de qui nombreuses sont les bonnes raisons de quitter la vie.

    Sentences vaticanes, 38
  • Faible, la nature est en relation avec le mal, non avec le bien : par les plaisirs, en effet, elle est conservée, mais, par les douleurs, elle est détruite.

    Sentences vaticanes, 37
  • Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absences, mais considérer que celles-là même étaient appelées de nos vœux.

    Sentences vaticanes, 35
  • Nous ne recevons pas autant d'aide, de la part des amis, de l'aide qui nous vient d'eux, que de la confiance au sujet de cette aide.

    Sentences vaticanes, 34
  • Le cri de la chair : ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid. Celui qui a ces choses, et l'espoir de les avoir, peut lutter pour le bonheur.

    Sentences vaticanes, 33
  • La vénération pour le sage est un grand bien pour qui le vénère.

    Sentences vaticanes, 32
  • À l'égard de toutes les autres choses, il est impossible de se procurer la sécurité, mais, à cause de la mort, nous, les hommes, habitons tous une cité sans murailles.

    Sentences vaticanes, 31
  • Certains tout au long de leur vie, préparent ce qui les fera vivre, sans voir en même temps que l'on nous a versé à tous la pharmacie de la naissance, qui est mortelle.

    Sentences vaticanes, 30
  • Pour ma part, je préférerais dire prophétiquement les choses utiles à tous les hommes, même si personne ne devait me comprendre, plutôt que, en donnant mon assentiment aux opinions reçues, récolter la louange qui tombe en abondance, venant des nombreux.

    Sentences vaticanes, 29
  • Il ne faut approuver ni qui est trop prompt à l'amitié, ni qui est trop lent : car il faut être prêt même à s'exposer hardiment au danger, en faveur de l'amitié.

    Sentences vaticanes, 28
  • Dans les autres occupations, une fois qu'elles ont été menées à bien avec peine, vient le fruit ; mais, en philosophie, le plaisir va du même pas que la connaissance : apprendre et jouir vont ensemble.

    Sentences vaticanes, 27
  • Il faut voir nettement que le discours abondant et le discours bref tendent vers le même « but ».

    Sentences vaticanes, 26
  • La pauvreté, mesurée à la fin de la nature, est grande richesse ; la richesse sans la limite est grande pauvreté.

    Sentences vaticanes, 25
  • Les visions des rêves n'ont pas reçu en partage la nature divine ni non plus le pouvoir divinatoire, mais elles se produisent suivant l'impact des simulacres.

    Sentences vaticanes, 24
  • Toute amitié est par elle-même désirable ; pourtant elle a eu son commencement de l'utilité.

    Sentences vaticanes, 23
  • Il ne faut pas faire violence à la nature, mais la persuader : nous la persuaderons en contentant les désirs nécessaires, et aussi les désirs naturels s'ils ne sont pas nuisibles, mais en repoussant durement les nuisibles.

    Sentences vaticanes, 21
  • Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres ne sont ni naturels ni nécessaires, mais proviennent d'une opinion vide.

    Sentences vaticanes, 20
  • Le vieux oublieux du bien passé est dans l'état de quelqu'un qui est né aujourd'hui.

    Sentences vaticanes, 19
  • Si l'on supprime la vue, et les rencontres, et la vie ensemble, la passion amoureuse disparaît.

    Sentences vaticanes, 18

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