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Auteurs de la Grèce antique

Épicure

Biographie

Épicure est un philosophe grec, fondateur, en 306 av. J.-C., de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité. En physique, il soutient comme Démocrite que tout ce qui existe est composé d'atomes indivisibles. Les atomes se meuvent aléatoirement dans le vide et peuvent se combiner pour former des agrégats de matière. L'âme en particulier serait un de ces agrégats d'atomes, et non une entité spirituelle, notamment d'après son disciple Lucrèce. En éthique, le philosophe grec défend l'idée que le souverain bien est le plaisir, défini essentiellement comme « absence de douleur ». En logique ou épistémologie, Épicure considère que la sensation est à l'origine de toute connaissance et annonce ainsi l'empirisme.

Sa philosophie prône le contentement (de ses avoirs, de son état affectif, de son rang social) et la vie communautaire entre amis dans un bonheur stable. Elle s'oppose avec force au platonisme et, de manière plus mesurée, à la doctrine d'Aristote (des fragments nous font voir en Épicure un lecteur consciencieux de ce dernier) ; quant à l'héritage démocritéen, l'atomisme épicurien n'en est pas une simple copie : Épicure modifie certaines idées de Démocrite et ajoute le concept très important de clinamen. Épicure s'attribue injustement l'ouvrage de Démocrite à propos de l'atomisme.

Œuvres

Lettres, Maximes capitales, Préceptes

Ses citations

(91)
  • Très belle aussi est la vue de ceux qui nous sont proches, quand les liens premiers de parenté concourent à l’union : car elle produit beaucoup de zèle en vue de cela.

    Sentences vaticanes, 61
  • Tout homme sort de la vie comme s’il venait juste de naître.

    Sentences vaticanes, 60
  • Ce n'est pas le ventre qui est insatiable, comme le dit la foule, mais l'opinion fausse au sujet de la réplétion illimitée du ventre.

    Sentences vaticanes, 59
  • Il faut se libérer de la prison des occupations quotidiennes et des affaires publiques.

    Sentences vaticanes, 58
  • Le sage ne souffre pas plus s'il est torturé que si son ami est mis à la torture.

    Sentences vaticanes, 56
  • Il faut guérir les malheurs par le souvenir reconnaissant de ce que l'on a perdu, et par le savoir qu'il n'est pas possible de rendre non accompli ce qui est arrivé.

    Sentences vaticanes, 55
  • Il ne faut pas faire semblant de philosopher, mais philosopher pour de bon ; car nous n’avons pas besoin de paraître en bonne santé, mais de l’être vraiment.

    Sentences vaticanes, 54
  • Il ne faut envier personne : les bons ne sont pas dignes d’envie, et les méchants, plus ils réussissent plus ils se font de mal à eux-mêmes.

    Sentences vaticanes, 53
  • L'amitié mène sa ronde autour du monde habité, comme un héraut nous appelant tous à nous réveiller pour nous estimer bienheureux.

    Sentences vaticanes, 52
  • Les choses de l'amour en effet sont jamais profitables, et il faut se réjouir qu'elles ne nous nuisent pas.

    Sentences vaticanes, 51
  • Essayons de faire que la prochaine étape soit meilleure que la précédente, tant que nous sommes en route, mais arrivés à terme, que la joie reste unie.

    Sentences vaticanes, 48
  • Chassons complètement les mauvaises habitudes, comme des hommes méchants qui nous ont fait beaucoup de mal pendant longtemps.

    Sentences vaticanes, 46
  • Ce ne sont pas des fanfarons, ni des artistes du verbe, ni des gens qui font étalage de la culture jugée enviable par la foule, que forme l'étude de la nature, mais des hommes fiers et indépendants, et s'enorgueillissant de leurs biens propres.

    Sentences vaticanes, 45
  • Le sage, confronté aux nécessités de la vie, sait, dans le partage, plutôt donner que prendre : si grand est le trésor de la suffisance à soi-même qu'il a trouvé.

    Sentences vaticanes, 44
  • Qui aime l'argent sans rester juste est criminel. La justice accompagnée de l'amour de l'argent est laide, car il est malséant d'épargner sordidement, même si la justice le permet.

    Sentences vaticanes, 43
  • Le même temps est à la fois celui de la naissance du plus grand bien et celui de la délivrance.

    Sentences vaticanes, 42
  • Il faut rire et ensemble philosopher et gouverner sa maison et user de toutes les autres choses qui nous sont propres, et ne jamais cesser de proclamer les maximes de la droite philosophie.

    Sentences vaticanes, 41
  • Celui qui dit que tout arrive par la nécessité n'a rien à reprocher à celui qui dit que tout n'arrive pas par la nécessité, puisqu'il dit que cela même arrive par la nécessité.

    Sentences vaticanes, 40
  • N'est ami ni celui qui cherche toujours l'utile, ni celui qui jamais ne le joint à l'amitié : car le premier, avec le bienfait, fait trafic de ce qui se donne en échange, l'autre coupe le bon espoir pour l'avenir.

    Sentences vaticanes, 39
  • Homme de rien du tout que celui aux yeux de qui nombreuses sont les bonnes raisons de quitter la vie.

    Sentences vaticanes, 38

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