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Auteurs de la Grèce antique

Ménandre

Biographie

Ménandre est un auteur comique grec qui fleurit dans le dernier quart du IVe siècle av. J.-C.. Il est considéré comme le plus grand représentant de la Nouvelle Comédie, ou Néa.

Ménandre naquit dans une famille aisée. Il semble qu'il ait suivi l'enseignement du philosophe et savant Théophraste, successeur d'Aristote au Lycée et auteur des Caractères. Il fut aussi l'ami d'Épicure qu'il fréquenta dès l'enfance. Au contact de ces personnalités éminentes, Ménandre acquit probablement un sens psychologique aigu qui lui permit de peindre les personnages de ses pièces avec une aisance et une justesse qui ont fait sa gloire jusqu'à la fin de l'Antiquité.

Dans l'Antiquité, Ménandre fut un véritable modèle culturel. Des documents archéologiques montrent un bon nombre d'affiches de ses comédies. Il était étudié dans les écoles, spécialement pour sa rhétorique et pour ses sentences morales, qu'on détachait de ses œuvres et dont on composa, en les mêlant à des vers sententiels tirées d'autres auteurs, un recueil gnomique à l'usage des classes.

De ces œuvres connues, il n'existe que de courts fragments pour la plupart, et le contenu des autres ne se laisse conjecturer qu'à partir des adaptations romaines. Les titres sont donnés ici par ordre alphabétique de leur translittération du grec. Certains titres chez Ménandre correspondent à des types psychologiques décrits par Théophraste, dans son ouvrage Les Caractères.

Œuvres

Les Frères, L'Andrienne, Le Bourru, Les Sicyoniens

Ses citations

(50)
  • C'est le tempérament qui est persuasif, ce n'est pas le propos.

    Hydrie
  • Il suffit d'un champ pour être nourri au mieux. Car des clients n'attirent que les envieux. Certes, dans la cité, tout paraît bel et bon, mais bien vite pourtant les charmes se défont.

    Hydrie
  • Solitude ! Ah ! la belle condition pour celui qui refuse une vie déréglée ; c'est vrai, je vous avoue ma satisfaction de me voir entouré de tout ce qui me plaît.

    Hydrie
  • Il serait plus normal et plus juste vraiment, qu'à un être bien né s'ajoute un corps parfait, enfin qu'un homme libre ait de doux sentiments.

    Le Héros
  • Éros : en ce bas monde aucune autre puissance ! Même le ciel lui doit complète obéissance.

    Le Héros
  • Ô maître, sur la terre, il y a trois manières qui domptent le réel : soit la loi, soit l'usage, soit la nécessité.

    La Femme Incendiée
  • Souvent la vérité se présente, absolue, alors que jusque là on ne l'attendait plus.

    La Femme Battue
  • Un homme qui désire avoir la belle vie et ne profite pas cependant des bienfaits octroyés par les dieux est un sombre abruti !

    La Femme Battue
  • Qu'il est triste de voir un vieil homme amoureux : chercher une aventure interdite par l'âge me semble le destin le plus calamiteux.

    Les Fêtes d'Héphaïstos
  • Un homme dont la vie n'est qu'un rude esclavage est dur pour l'entourage.

    Le Faux Héraclès
  • Ne combats pas les dieux, évite leur fureur ; laisse-toi dominer par la nécessité.

    L'Eunuque
  • Nul ne peut affirmer : « Je ne subirais point des heures fatidiques. »

    L'enrôlement des troupes
  • La fortune ? Un mystère ! Oui, rien ne nous l'explique, pas même la raison.

    L'enrôlement des troupes
  • On ne meurt pas heureux quand la vie se prolonge.

    L'enfant supposé
  • Si vous persistez à vivre coûte que coûte, vous arrivez à terme, épuisé, démuni, plein d'ennemis ; de plus, la vieillesse vous ronge.

    L'enfant supposé
  • Si vous partez rapidement d'ici-bas, vous saurez profiter, sans nul doute, des plus merveilleuses provisions de route, sans encombres, de quoi faire un excellent gîte.

    L'enfant supposé
  • Fortune, chose étrange, en fait, inexplicable !

    L'enfant supposé
  • Dites la vérité, gage de sûreté.

    L'enfant supposé
  • Je ne crois pas celui qui dit que la prudence est le seul bien possible : en effet, le hasard, pour moi, n'est point nuisible.

    L'enfant supposé
  • Celui pour qui les dieux ont un peu de tendresse meurt en pleine jeunesse.

    La double tromperie

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