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Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant XII, vers 316-328

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L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant XII
Les Sirènes, Charybde et Scylla, les bovidés du soleil - Pendant un mois on mangea les denrées de Circé
316
Lorsque (pendant la nuit) les barbes ont poussé comme la sève printanière, après que, pour son plaisir, un coq s’est dressé (pour chanter Cocorico !) et qu’apparaît l'Aurore, la sterne matinale,
317
d'une part nous mettons à l'abri le navire en le faisant entrer dans une grotte creuse
318
et là étaient les beaux chœurs et sièges de nymphes
319
et alors ayant suscité une réunion, je (leur) fis la morale :
320
"Ô mes amis, il y a dans notre navire maniable de la nourriture et de la boisson.
321
aussi abstenons-nous de ces bovidés pour ne pas souffrir quelque chose (représaille) !
322
En effet, ces bêtes sont les bovins et les ovins asexués d'un dieu redoutable, Hélios,
323
lequel observe tout et écoute tout.
324
Ainsi parlai-je et leur caractère (pourtant) indomptable se laissa-t-il persuader.
325
Or, tout un mois le souffle du Notos fut continu sans qu'aucun autre des vents ne lui succède
326
si ce n'est (quelque temps) Euros puis à nouveau Notos.
327
Et aussi longtemps que mes compagnons eurent du pain et du vin rouge,
328
(bien que) très désireux (de les manger), ils s'abstinrent de ce moyen carné de subsistance.
Οδύσσεια
Οδύσσεια Λ
Σειρῆνες. Σκύλλα, Χάρυβδις. Βόες Ἡλίου.
316
Ἦμος δ᾽ἠρι γένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος Ἠώς,
317
νῆα μὲν ὡρμίσαμεν κοῖλον σπέος εἰσερύσαντες
318
ἔνθα δ᾽ἔσαν νυμφέων καλοὶ χοροὶ ἠδὲ θόωκοι
319
καὶ τότ᾽ἐγὼν ἀγορὴν θέμενος μετὰ μῦθον ἔειπον :
320
"Ὦ φίλοι, ἐν γὰρ νηὶ θοῇ βρῶσίς τε πόσις τε ἔστιν
321
τῶν δὲ βοῶν ἀπεχώμεθα, μή τι πάθωμεν :
322
δεινοῦ γὰρ θεοῦ αἵδε βόες καὶ ἴφ(θ)ια μῆλαἨελίου,
323
ὃς πάντ᾽ἐφορᾷ καὶ πάντ᾽ἐπακούει.
324
Ὣς ἐφάμην τοῖσιν δ᾽ἐπεπείθετο θυμὸς ἀγήνωρ. (cf. II, 103)
325
Μῆνα δὲ πάντ᾽ἄλληκτος ἄη Νότος, οὐδέ τις ἄλλοςγίγνετ᾽ἔπειτ᾽ἀνέμων
326
εἰ μὴ Εὖρός τε Νότος τε.
327
Οἱ δ᾽ἧος μὲν σῖτον ἔχον καὶ οἶνον ἐρυθρόν,
328
τόφρα βοῶν ἀπέχοντο λιλαιόμενοι βιότοιο.
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

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