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Auteurs de la Grèce antique

Solon

Biographie

Solon est un homme d'État, législateur et poète athénien. En réponse à un poème jeuniste de Ménechme, il écrit : « Je deviens vieux en apprenant toujours ». Souvent considéré comme ayant instauré la démocratie à Athènes, il fait partie des Sept Sages de la Grèce. Solon a joué un rôle politique important, étant à l'origine d'une série de réformes qui accrurent considérablement le rôle de la classe populaire dans la politique athénienne.

Selon Phanias, qui a traité de la tyrannie, Solon est décédé moins de deux ans après l'usurpation de la tyrannie par Pisistrate. Il naît à Athènes dans une famille eupatride. Il se rend populaire lors d'une guerre contre la cité voisine de Mégare, gagnée sur ses conseils. L'historien Déimaque de Platées dément la participation de Solon à cette bataille, Diogène Laërce l'affirme.

Il s'opposa à Pisistrate, qu'Aristote décrit comme « très favorable au peuple », lors de sa prise de pouvoir. Lorsque Pisistrate instaura une tyrannie à Athènes, Solon aurait quitté à nouveau sa cité, parcourut la Méditerranée et l'Asie, revint lors de la deuxième tyrannie de Pisistrate, retrouva son exil chez Philocyre et mourut peu après son retour.

Ses citations

(31)
  • Vieillissez en apprenant toujours quelque chose de nouveau.

    Aux Muses, VIII
  • Aucun mortel n'est heureux, mais aussi aucun de ceux qu'éclaire le soleil n'est vertueux.

    Aux Muses, VII
  • II est un Dieu maître suprême. Nous ne pouvons avoir qu'une idée obscure de la divinité. Conjurons ce maître suprême de répandre quelques rayons de sa gloire sur nos lois et de leur donner un heureux succès.

    Aux Muses, V
  • Il est difficile de connaître l'étendue de la science universelle : elle est cachée dans une obscurité impénétrable ; elle repose hors de notre sphère en un lieu sublime, qui sert de limite à toutes choses.

    Aux Muses, IV
  • Souvent les peuples imprudents se trouvent tout à coup dominés par les usurpateurs.

    Aux Muses, II
  • N'attribuez pas aux dieux les maux qui vous accablent.

    Aux Muses, II
  • Avec la justice au contraire règne la modération : elle tempère la dureté, elle abaisse l’ambition, elle repousse l'injure et l’outrage.

    Aux Muses, II
  • Il vaut mieux apprendre tard que rester dans l'ignorance.

  • Le bonheur de la vie est dans la modération et la tranquillité.

    Aux Muses, II
  • Les dieux nous donnent bien, il est vrai, de bons conseils ; mais les penchants secrets de notre nature pour nous punir nous dominent toujours, et nous le sentons en nous chacun d’une manière différente.

    Aux Muses, I
  • L'ambition des richesses ne connaît pas de limites : les plus opulents veulent le devenir encore davantage.

    Aux Muses, I
  • Notre vie est hérissée de dangers. On ne peut quand on entreprend une chose en prévoir la fin.

    Aux Muses, I
  • Tous nos biens et tous nos maux nous viennent du Destin : nul ne peut échapper à ce qui lui arrive d'en haut.

    Aux Muses, I
  • Nous persistons dans une fatale erreur, disant : « Les bons et les méchants sont traités de même dans cette vie. »

    Aux Muses, I
  • Si quelque méchant nous semble d'abord échapper à sa destinée, elle n'en est pas moins certaine ; elle arrive toujours.

    Aux Muses, I
  • Les trésors amassés par l'iniquité ne sont pas durables ; le dominateur éternel se hâte de les détruire.

    Aux Muses, I
  • Les richesses qui viennent des dieux sont solides, celles que les hommes se procurent à l'aide de moyens criminels sont incertaines. Enlevées par la violence elles suivent avec peine la main qui les reçoit.

    Aux Muses, I
  • La vengeance suit de près l'injustice.

    Aux Muses, I
  • Garde-toi bien de dire tout ce que tu sais.

  • Ou n'approche pas des rois, ou dis-leur ce qu'il leur est utile d'entendre.

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