Depuis 2013, diffusion du savoir antique à travers les citations.

Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant VII, vers 267-286

Le passage de la souris sur un paragraphe surlignera la traduction correspondante. Cliquez sur un ou plusieurs paragraphes afin de mémoriser le surlignage. Pour effacer le surlignage, cliquez en dehors du texte ou appuyer sur la touche ESC.


L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant VII
L'arrivée d'Ulysse chez Alkinoos - Ulysse narre son départ en radeau et ses déboires sur le bassin (méditerranéen).
267
Et, d'une part, je naviguais en traversant le bassin (méditerranéen) pendant dix-sept jours
268
et, d'autre part, le dix-huitième jour apparurent les montagnes (à demi) ombragées de votre terre
269
et le moral revînt pour moi, ce mortel misérable !
270
En effet, que le destin allait encore me mettre aux prises à de nombreuses misères !
271
(Nombreuses misères) que devaient réveiller pour moi Poséïdaôn qui ébranle la terre,
272
lui qui, déchaînant contre moi des vents, me ferma la route traditionnelle
273
et il éveilla une mer «inexprimable même dans la langue des dieux» (=déchaînée)
274
et une houle serrée m'empêcha de rester à me lamenter, transporté sur mon radeau.
275
D'une part, ensuite la tempête le disloqua tandis que moi assurément je parcourais les abîmes en surnageant
276
jusqu'à ce que le vent et le courant m'emportant me firent approcher de votre terre.
277
Là une vague déferlante me força à aller vers la terre ferme,
278
me jeta contre un grand rocher en un endroit bien désagréable ;
279
puis, au contraire, elle me fit refluer (et) je pus nager de nouveau jusqu'à ce que j'arrive
280
dans un fleuve, ce qui, enfin, me parut être(/fit aller vers) un endroit meilleur,
281
sans rochers, et qui était à l'abri du vent.
283
J'arrivais ainsi à m'en sortir, recueillant mes forces et mon courage, et c'est alors que vînt la nuit ambroisienne (=la douce nuit)
284
et moi m'éloignant très à l'écart de ce fleuve grossi par les eaux du ciel/ prosterné pour adorer Zeus,
285
je me couchais dans des buissons et je rassemblais des feuilles
286
et un dieu me plongea dans un profond sommeil.
Οδύσσεια
Ὀδυσσείας η
Ὀδυσσέως εἴσοδος πρὸς Ἀλκίνουν.
267
Ἑπτὰ δὲ καὶ δέκα μὲν πλέον ἤματα ποντοπορεύων
268
ὀκτωκαιδεκάτηι δ᾽ἐφάνη ὄρεα σκιόεντα γαίης ὑμετέρης
269
(ἐ)γήθησε δέ μοι φίλον ἦτορ δυσμόρωι·
270
ἦ γὰρ ἔμελλον ἔτι ξυνέσεσθαι ὀιζυῖ πολλῆι,
271
τήν μοι ἐπῶρσε Ποσειδάων ἐνοσίχθων,
272
ὅς μοι ἐφορμήσας ἀνέμους κατέδησε κέλευθον
273
ὤρινεν δὲ θάλασσαν ἀθέσφατον,
274
οὐδέ τι κῦμα εἴα ἐπὶ σχεδίης ἁδινὰ στενάχοντα φέρεσθαι.
275
Τὴν μὲν ἔπειτα θύελλα διεσκέδασ᾽αὐτὰρ ἐγώ γε νηχόμενος τόδε λαῖτμα διέτμαγον,
276
ὄφρα με γαίηι ὑμετέρηι ἐπέλασσε φέρων ἄνεμός τε καὶ ὕδωρ.
277
Ἔνθα κέ μ᾽ἐκβαίνοντα (ἐ)βιήσατο κῦμ᾽ἐπὶ χέρσου,
278
πέτρηις πρὸς μεγάληισι βαλὸν καὶ ἀτερπέι χώρωι·
279
ἀλλ᾽ἀναχασσάμενος νῆχον πάλιν, ἧος ἐπῆλθον
280
ἐς ποταμόν, τῆι δή μοι ἐείσατο χῶρος ἄριστος,
281
λεῖος πετράων καὶ ἐπὶ σκέπας ἦν ἀνέμοιο.
283
Ἐκ δ᾽ἔπεσον θυμηγερέων ἐπὶ δ᾽ἀμβροσίη νὺξ ἤλυθ᾽
284
ἐγὼ δ᾽ἀπάνευθε διιπετέος ποταμοῖο
285
ἐκβὰς ἐν θάμνοισι κατέδραθον ἀμφὶ δὲ φύλλα ἠφυσάμην·
286
ὕπνον δὲ θεὸς κατ᾽ἀπείρονα χεῦεν.
Morceau choisi précédent
Morceau choisi suivant
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2018

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience en ligne. En savoir plus