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Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant III, vers 1 à 13

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L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant III
L'embarcation arrive à Pylos et trouve des Pyliens sur la plage en train d'offrir un sacrifice à Poséïdaôn
1
C'est au moment précis où le Soleil tangente, décollant de l'horizon marin parfaitement rectiligne vers un ciel polychrome1, pour éclairer les immortels et les périssables mortels (qui vivent) sur la Terre nourricière,
4
c'est à ce moment là qu'ils arrivèrent à Pylos, la forteresse bien conçue de Nèlée.
5
C'est à ce moment même que, sur le bord de mer, les Pyliens offraient en sacrifice des taureaux entièrement noirs à l'érodeur de la terre, à la tignasse bleue marine2.
7
Or, il y avait neuf rangées de bancs et cinq cents (convives assis) dans chacune d'elles et elles avaient chacune, à une extrémité, neuf taureaux.
9
À l'instant même où les Pyliens saupoudraient (de blanche farine) les entrailles et, en l'honneur du dieu, mettaient (les viandes) à cuire sur (l'autel constitué par) les pattes,
10
à cet instant même, les navigateurs affalèrent les différentes voiles du navire (qui continua) sur son erre, les plièrent en se tenant debout puis se halèrent3 sur l'ancre jusqu'à être en sûreté (sur la plage) et enfin débarquèrent eux-mêmes (sur le sable) ;
12
puis, l'avant-dernier, Tèlémaque descendit de l’embarcation et Athéna, se tenant fièrement debout sur le gaillard, Athèna la déesse aux yeux qui voient l'invisible harmonie, le harangua en le toisant :
Οδύσσεια
Οδύσσεια Γ
1
Ἠέλιος δ᾽ἀνόρουσε, λιπὼν περικαλλέα λίμνην οὐρανὸν ἐς πολύχαλκον, ἵν᾽ἀθανάτοισι φαείνοι καὶ θνητοῖσι βροτοῖσιν ἐπὶ ζείδωρον ἄρουραν,
4
οἱ δὲ Πύλον, Νηλῆος ἐυκτίμενον πτολίεθρον, ἷξον.
5
Οὶ δ᾽ἐπὶ θινὶ θαλάσσης ἱερὰ ῥέζον ταύρους παμμέλανας ἐνοσίχθονι κυανοχαίτηι.
7
Ἐννέα δ᾽ἕδραι ἔσαν πεντακόσιοι δ᾽ἐν ἑκάστηι ἥατο καὶ προύχοντο ἑκάστοθι ἐννέα ταύρους.
9
Εὖθ᾽οἱ σπλάγχνα πάσαντο θεῶι δ᾽ἐπὶ μηρί᾽ἔκαιον
10
οἱ δ᾽ἰθὺς κατάγοντο ἰδ᾽ἱστία νηὸς ἐίσης, στεῖλαν ἀείραντες τὴν δ᾽ὥρμισαν ἐκ δ᾽ἔβαν αὐτοί·
12
ἐκ δ᾽ἄρα Τηλέμαχος νηὸς βαῖν᾽ἦρχε δ᾽Ἀθήνη, (cf. II, 416) τὸν προτέρη προσέειπε θεά γλαυκῶπις Ἀθήνη·
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

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