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Auteurs de la Grèce antique

Ménandre

Biographie

Ménandre est un auteur comique grec qui fleurit dans le dernier quart du IVe siècle av. J.-C.. Il est considéré comme le plus grand représentant de la Nouvelle Comédie, ou Néa.

Ménandre naquit dans une famille aisée. Il semble qu'il ait suivi l'enseignement du philosophe et savant Théophraste, successeur d'Aristote au Lycée et auteur des Caractères. Il fut aussi l'ami d'Épicure qu'il fréquenta dès l'enfance. Au contact de ces personnalités éminentes, Ménandre acquit probablement un sens psychologique aigu qui lui permit de peindre les personnages de ses pièces avec une aisance et une justesse qui ont fait sa gloire jusqu'à la fin de l'Antiquité.

Dans l'Antiquité, Ménandre fut un véritable modèle culturel. Des documents archéologiques montrent un bon nombre d'affiches de ses comédies. Il était étudié dans les écoles, spécialement pour sa rhétorique et pour ses sentences morales, qu'on détachait de ses œuvres et dont on composa, en les mêlant à des vers sententiels tirées d'autres auteurs, un recueil gnomique à l'usage des classes.

De ces œuvres connues, il n'existe que de courts fragments pour la plupart, et le contenu des autres ne se laisse conjecturer qu'à partir des adaptations romaines. Les titres sont donnés ici par ordre alphabétique de leur translittération du grec. Certains titres chez Ménandre correspondent à des types psychologiques décrits par Théophraste, dans son ouvrage Les Caractères.

Œuvres

Les Frères, L'Andrienne, Le Bourru, Les Sicyoniens

Ses citations

(78)
  • Il suffit de bien peu pour trouver le malheur. Le courage permet à l'esclave de vivre.

    La Thessalienne
  • Les gens qui sont de détestable compagnie peuvent influencer les hommes sains d'esprit.

    Thaïs
  • Quand on l'a perpétré, on n'envisage pas l'ampleur de son forfait ! Ce n'est que bien après que les sombres remords viennent nous étouffer.

    Les Soldats
  • Une femme doit rester chez elle : c'est ainsi ! C'est la prostituée qui quitte son logis. Or la rue est au chien, pas à la femme honnête.

    La Prêtresse
  • User des richesses n'est pas donné à tous : souvent c'est un motif de honte et de bassesse.

    Le prêtre de Cybèle
  • Je célèbre celui qui a l'intelligence en plus des dons du corps. En effet, grâce à elle, il gérera ses biens, ne plaçant la dépense quand lorsqu'il y a lieu.

    Le prêtre de Cybèle
  • Surtout ne pas lancer : « Ça n'arrivera pas ! »

    Le Poignard
  • Je n'aurai jamais cru avoir de la fortune. L'esprit est chaviré d'une joie sidérante : la chose est étonnante !

    Le Poignard
  • J'exècre l'apparence : elle ressemble aux dieux joliment plaqués d'or, alors que par-dessous, ce n'est qu'un bois rugueux.

    La Périnthienne
  • Je ne saurai prétendre admirer ce cadavre orné et parfumé, car au bûcher le feu viendra le consumer et le réduire, en fait, au même tas cendré qu'un type miséreux.

    La Périnthienne
  • Mon seul dieu est celui qui me donne à manger.

    Les Pêcheurs
  • Il est un don précieux que la fortune donne : on ressemble un peu plus à l'image d'un homme.

    Les Pêcheurs
  • Un homme de sang-froid supporte l'injustice avec quelque vaillance. Or la colère prouve une âme en déchéance.

    Le Paysan
  • Un pauvre, ô Gorgias, est objet de mépris même s'il parle juste, car on pense toujours qu'il recherche un profit.

    Le Paysan
  • Ô Zeus, dieu vénéré, terrible est l'espérance !

    Le Patron de navire
  • Quand on aime on devient un être bien meilleur.

    Le Patron de navire
  • Quel gâchis ! La nature était pour lui si bonne, et voici que l'argent vient débaucher notre homme !

    L'Olynthienne
  • Un cheval irascible, un fruit au goût infâme : j'ai défini la femme !

    Le Mysogyne
  • Si tu ne fais que poser dans la balance le fardeau des chagrins, sans jamais faire cas des points avantageux, l'hymen te semblera la pire des démences.

    Le Mysogyne
  • Tu prétends que la femme est une dépensière. L'économie n'est point le fort du mariage, j'en conviens. Mais celui qui prête ce serment sera comblé de biens, il aura des enfants.

    Le Mysogyne

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