Depuis 2013, diffusion du savoir antique à travers les citations.

Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant IX, vers 82-102

Le passage de la souris sur un paragraphe surlignera la traduction correspondante. Cliquez sur un ou plusieurs paragraphes afin de mémoriser le surlignage. Pour effacer le surlignage, cliquez en dehors du texte ou appuyer sur la touche ESC.


L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant IX
Les récits chez Alkinoos - Mise à la cape par vent du nord : neuf jours vers le sud
82
Et pendant neuf jours, nous sommes emportés par des vents contraires
83
sur le bassin (méditerranéen) poissonneux ; toutefois le dixième jour nous pûmes accoster
84
sur la terre des Lôtophages, (des hommes) qui mangent soit une nourriture végétale (=les dattes ou les fruits du jujubier), soit une plante qui endort ou fait perdre connaissance (=le lotus), soit une petite alouette vivante/étincelante (=tête ou queue blanche).
85
Et, faisant escale, nous marchons sur le continent et nous y puisons de l’eau
86
et aussitôt mes équipages se restaurèrent près de notre escadre rapide à la manœuvre.
87
Cependant, quand nous avons distribué du pain et de la boisson,
88
tout de suite alors, je constitue une estafette de compagnons pour aller apprendre en s’informant
89
quelle sorte d’hommes étaient - et quelle sorte de nourriture ils mangeaient - sur ce continent
90
choisissant pour m’accompagner deux guerriers-éclaireurs et un troisième, héraut-linguiste.
91
Presqu’aussitôt partis, ils rentrent en relation avec des hommes Lôtophages ;
92
Ces Lotophages ne songent même pas à agresser nos éclaireurs
93
mais ils leur offrent le/la lôtos (=lotus, dattes, alouettes) à goûter.
94
Et celui d’entre eux qui a dégusté de ce fruit de la terre ou des arbres délicieux
95
ne songe plus à sa mission ni même à revenir,
96
mais, à cause de lui, les deux autres voulaient aussi rester avec les hommes Lôtophages,
97
devenus lotos-dépendants, enclins à demeurer là et oublieux du retour au pays.
98
D’une part, je dus moi-même les ramener eux maugréant (=les récalcitrants) de force à bord, en les traînant
99
et je les fis attacher sous les bancs dans les cales des navires.
100
En contre-ordre, je commandais aux autres membres d’équipage bien solidaires
101
d’embarquer en se hâtant dans les navires en partance
102
pour qu’il soit impossible que quiconque, en mangeant la lotos, oubliât le retour.
103
Et ils remontèrent à bord et s’assirent sur leurs bancs de nage
104
puis sans attendre, avec entrain, ils forcèrent de rames l’onde salée devenue poivre et sel
105
Et nous sommes (sans doute) les premiers à quitter cette escale pacifique, le cœur rempli de nostalgie.
Οδύσσεια
Ὀδυσσείας ι
Ἀλκίνου ἀπόλογοι.
82
«Ἔνθεν δ᾽ἐννῆμαρ φερόμην ὀλοοῖς ἀνέμοισιν
83
πόντον ἐπ᾽ἰχθυόεντα· ἀτὰρ δεκάτῃ ἐπέβημεν
84
γαίης Λωτοφάγων οἵ τ᾽ἄνθινον εἶδαρ ἔδουσιν.
85
Ἔνθα δ᾽ἐπ᾽ἠπείρου βῆμεν καὶ ἀφυσσάμεθ᾽ὕδωρ
86
αἶψα δὲ δεῖπνον ἕλοντο θοῇς παρὰ νηυσὶν ἑταῖροι.
87
Αὐτὰρ ἐπεὶ σίτοιό τ᾽ἐπασσάμεθ᾽ἠδὲ ποτῆτος,
88
δὴ τοτ᾽ἐγὼν ἑτάρους προΐειν πεύθεσθαι ἰόντας
89
οἵ τινες ἀνέρες εἶεν ἐπὶ χθονὶ σῖτον ἔδοντες
90
ἄνδρε δύω κρίνας τρίτατον κήρυχ᾽ἅμ᾽ὀπάσσας.
91
Οἱ δ᾽αἶψ᾽οἰχόμενοι μίγεν ἀνδράσι Λωτοφάγοισιν·
92
οὐδ᾽ἄρα Λωτοφάγοι μήδονθ᾽ἑτάροισιν ὄλεθρον ἡμετέροις
93
ἀλλά σφι δόσαν λωτοῖο πάσασθαι.
94
Τῶν δ᾽ὅς τις λωτοῖο φάγοι μελιηδέα καρπόν
95
οὐκέτ᾽ἀπαγγεῖλαι πάλιν ἤθελεν οὐδὲ νέεσθαι
96
ἀλλ᾽αὐτοῦ βούλοντο μετ᾽ἀνδράσι Λωτοφάγοισι
97
λωτὸν ἐρεπτόμενοι μενέμεν νόστου τε λαθέσθαι.
98
Τοὺς μὲν ἐγὼν ἐπὶ νῆας ἄγον κλαίοντας ἀνάγκῃ
99
νηυσὶ δ᾽ἐνὶ γλαφυρῇσιν ὑπὸ ζυγὰ δῆσα ἐρύσσας.
100
Αὐτὰρ τοὺς ἄλλους κελόμην ἐρίηρας ἑταίρους
101
σπερχομένους νηῶν ἐπιβαινέμεν ὠχειάων
102
μή πώς τις λωτοῖο φαγὼν νόστοιο λάθηται.
103
Οἱ δ᾽αἶψ᾽εἴσβαινον καὶ ἐπὶ κληῖσι καθῖζον
104
ἑξῆς δ᾽ἑζόμενοι πολιὴν ἅλα τύπτον ἐρετμοῖς.
105
«Ἔνθεν δὲ προτέρω πλέομεν ἀκηχέμενοι ἦτορ.
Morceau choisi précédent
Morceau choisi suivant
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience en ligne. En savoir plus