Depuis 2013, diffusion du savoir antique à travers les citations.

Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant IV, vers 133-146

Le passage de la souris sur un paragraphe surlignera la traduction correspondante. Cliquez sur un ou plusieurs paragraphes afin de mémoriser le surlignage. Pour effacer le surlignage, cliquez en dehors du texte ou appuyer sur la touche ESC.


L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant IV
Hélène se met à table, parle de son intuition féminine… et donne une seconde cause économique à la guerre de Troie !
132
La suivante Phylô, donc, qui l'avait apportée, la présenta remplie d'écheveaux ;
133
toutefois, par dessus, il y avait la quenouille dont les fibres étaient serrées à l'aide d'un fil de laine violet.
135
Hélène s'assit sur le lit de table pliant et posa ses pieds sur un marchepied.
136
Or, aussitôt elle interrogea avec assurance son époux, point par point, par ces mots :
137
« Savons-nous, s'il te plaît, Ménélas nourrisson de Zeus, qui sont ces hommes qui sont arrivés en tant que suppliants dans notre demeure ?
139
Vais-je faire une fausse supposition ou vais-je décrire la réalité ? Mon intuition (féminine) m' incite à parler.
140
En effet, je prétends qu'il n'est pas possible de voir une telle ressemblance ni entre des hommes ni entre des femmes,
141
un étonnement mêlé d'incrédulité me saisit
142
en voyant comme ce soldat ressemble au fils, Tèlémaque, de ce généreux Ulysse qui le laissa tout jeune dans la maison où il venait de naître,
144
quand, à cause de mon visage qui a du chien, les Achéens délibérèrent d'aller sous (les murailles de) Troie (faire) une guerre audacieuse.
Οδύσσεια
Οδύσσεια Δ
132
Τόν ῥά οἱ ἀμφίπολος Φυλὼ παρέθηκε φέρουσανήματος ἀσκητοῖο βεβυσμένον·
133
αὐτὰρ ἐπ᾽αὐτῶιἠλακάτη τετάνυστο ἰοδνεφὲς εἶρος ἔχουσα.
135
Ἕζετο δ᾽ἐν κλισμῶι, ὑπὸ δὲ θρῆνυς ποσὶν ἦεν.(cf. I, 145 ; I, 131)
136
Αὐτίκα δ᾽ἥ γ᾽ἐπέεσσι πόσιν ἐρέεινεν ἕκαστα·
137
« Ἴδμεν δή, Μενέλαε διοτρεφές, οἵ τινες οἵδεἀνδρῶν εὐχετόωνται ἱκανέμεν ἡμέτερον δῶ ;
139
Ψεύσομαι ἦ ἔτυμον ἐρέω ; κέλεται δέ με θυμός.
140
Οὐ γάρ πώ τινά φημι ἐοικότα ὧδε ἰδέσθαιοὔτ᾽ἄνδρ᾽οὔτε γυναῖκα,
141
σέβας μ᾽ἔχει εἰσορόωσαν, (cf. III, 123)
142
ὡς ὅδ᾽Ὀδυσσῆος μεγαλήτορος υἷι ἔοικε,Τηλεμάχωι, τὸν ἔλειπε νέον γεγαῶτ᾽ἐνὶ οἴκωικεῖνος ἀνήρ,
144
ὅτ᾽ἐμεῖο κυνώπιδος εἵνεκ᾽Ἀχαιοὶἤλθεθ᾽ὑπὸ Τροίην πόλεμον θρασὺν ὁρμαίνοντες.
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience en ligne. En savoir plus