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Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant III, vers 205-224

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L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant III
Tèlémaque est incrédule mais Nestor pressent le retour d'Ulysse.
205
Ah ! Puissent, en effet, les dieux m'attribuer une telle force de purifier, de tirer vengeance des prétendants pour leur crimes insupportables, eux qui complotent odieusement avec un orgueil démesuré contre moi.
208
Mais les dieux ne nous ont pas destinés à un tel bonheur mon père et moi et quant aux miens, il nous faut (tout) supporter maintenant, quoi qu'il advienne ! »
210
Nestor, ce bon cavalier originaire de Gérène, lui répondit alors à son tour :
211
« Ô l'ami, il me plaît de me rappeler ces événements et (me plaît) aussi ce que vous m'avez dit.
212
On dit que de nombreux soupirants, à cause de ta mère, résident de force dans ton palais et y complotent méchamment contre toi ;
214
Dites-moi, est-ce de votre plein gré que vous êtes assujetti ou les soldats dans tout le peuple vous haïssent-ils pour se conformer à l'oracle d'un dieu ?
216
Et qui sait si un revenant ne les punira pas un jour de leurs exactions qu'il soit vraiment seul ou (qu'il ait) avec (lui) tous les Grecs !
218
En effet, puisse Athèna aux yeux qui voit l'invisible vouloir t'aimer comme naguère elle prenait soin du fameux Ulysse - au pays des Troyens où, Achéens, nous souffrîmes tant de maux.
221
En effet, je n'ai jamais vu les dieux chérissant si manifestement (quelqu'un) comme (quand) Pallas Athènè se tenait manifestement à côté de celui-ci (ton père). Si elle voulait t'aimer autant et t'accompagner en pensée, alors l'un quelconque d'entre eux (des soupirants) oublierait certainement toute idée de mariage.
Οδύσσεια
Οδύσσεια Γ
205
Αἲ γὰρ ἐμοὶ τοσσήνδε θεοὶ δύναμιν περιθεῖεν, τί(μωρη)σασθαι μνηστῆρας ὑπερβασίης ἀλεγεινῆς, οἵ τέ μοι ὑβρίζοντες ἀτάσθαλα μηχανόωνται.
208
Ἀλλ᾽οὔ μοι τοιοῦτον ἐπέκλωσαν(το) θεοὶ ὄλβον, πατρί τ᾽ἐμῶι καὶ ἐμοί νῦν δὲ χρὴ τετλάμεν ἔμπης :
210
Τὸν δ᾽ἠμείβετ᾽ ἔπειτα Γερήνιος ἱππότα Νέστωρ· (cf. III, 102)
211
« ὦ φίλ᾽ἐπεὶ δὴ ταῦτά μ᾽ἀνέμνησας καὶ ἔειπες.
212
Φασὶ μνηστῆρας σῆς μητέρος εἵνεκα πολλοὺς ἐν μεγάροις ἀέκητι σέθεν κακὰ μηχανάασθαι·
214
Εἰπέ μοι, ἠὲ ἑκὼν ὑποδάμνασαι, ἦ σέ γε λαοὶ ἐχθαίρουσ᾽ἀνὰ δῆμον ἐπισπόμενοι θεοῦ ὀμφῆι ;
216
Τίς δ᾽οἶδ᾽εἴ κέ ποτέ σφι βίας ἀποτίσεται ἐλθών, ἢ ὅ γε μοῦνος ἐὼν ἢ καὶ σύμπαντες Ἀχαιοί :
218
Εἰ γάρ σ᾽ὣς ἐθέλοι φιλέειν γλαυκῶπις Ἀθήνη, ὡς τότ᾽Ὀδυσσῆος περικήδετο κυδαλίμοιο δήμωι ἔνι Τρώων ὅθι πάσχομεν ἄλγε᾽Ἀχαιοί (cf. III, 100)
221
Οὐ γάρ πω ἴδον ὧδε θεοὺς ἀναφανδὰ φιλεῦντας, ὡς κείνωι ἀναφανδὰ παρίστατο Παλλὰς Ἀθήνη - εἴ σ᾽οὕτως ἐθέλοι φιλέειν κήδοιτό τε θυμῶι, τῶ κέν τις κείνων γε καὶ ἐκλελάθοιτο γάμοιο.
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Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

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