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Morceaux choisis

L'Odyssée - Chant XII, vers 178-191

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L'Odyssée (en grec ancien Ὀδύσσεια / Odússeia), est une épopée grecque antique attribuée à l'aède Homère, qui l'aurait composée après l'Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature et, avec l'Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L'Odyssée
Chant XII
Les Sirènes, Charybde et Scylla, les bovidés du soleil - Ulysse se fait attacher au mat et voilà les Sirènes
178
Or, il m'attachèrent (couché) sur le pont tant les mains que les pieds puis (me ligotèrent) debout au pied du mât pour que je fasse là une expérience de fixation.
180
Puis s'asseyant d'eux-mêmes (sur leurs bancs), avec entrain, ils scièrent l’onde salée devenue poivre et sel.
181
Mais quand le navire qui vogue rapidement sur la mer n'est plus distant que de la portée d'une voix qui crie,
182
nous passons à la vitesse supérieure mais il ne peut échapper aux regards des Sirènes (perchées) à proximité qui se mettent à bouger
183
et entonnent un chant harmonieux.
184
«Approche, viens ici, illustre Ulysse, à la grande renommée parmi les Achéens,
185
mets ton navire en panne séche18 afin d'écouter notre chant.
186
Car personne n'a doublé notre cap avec son noir navire
187
sans d'abord, sois-en sûr, écouter le gazouillis mélodieux qui vient de notre gorge,
188
puis retourner chez lui, sois-en sûr, regaillardi et parfaitement expérimenté.
189
En effet, nous savons vraiment tout ce que les Argiens et les Troyens endurèrent dans la vaste Troade par la volonté des dieux
191
et nous savons aussi tout ce qui advient sur la terre nourricière de beaucoup d'espèces.
Οδύσσεια
Οδύσσεια Λ
Σειρῆνες. Σκύλλα, Χάρυβδις. Βόες Ἡλίου.
178
Οἱ δ᾽ἐν νηί μ᾽ἔδησαν ὁμοῦ χεῖράς τε πόδας τεὀρθὸν ἐν ἱστοπέδῃ, ἐκ δ᾽αὐτοῦ πείρατ᾽ἀνῆπτον
180
Αὐτοὶ δ᾽ἑζόμενοι πολιὴν ἅλα τύπτον ἐρετμοῖς.(cf. IX, 104 ; IX, 180 ; IX, 472)
181
Ἀλλ᾽ὅτε τόσσον ἀπῆμεν ὅσον τε γέγωνε βοήσας,ῥίμφα διώκοντες
182
τὰς δ᾽οὐ λάθεν ὠκύαλος νηῦςἐγγύθεν ὀρνυμένη
183
λιγυρὴν δ᾽ἔντυνον ἀοιδήν
184
"Δεῦρ᾽ἄγ᾽ἰών, πολύαιν᾽Ὀδυσεῦ, μέγα κῦδος Ἀχαιῶν,
185
νῆα κατάστησον, ἵνα νωιτέρην ὄπ'ἀκούσῃς.
186
Οὐ γάρ πώ τις τῇδε παρήλασε νηὶ μελαίνῃ,
187
πρίν γ᾽ἡμέων μελίγηρυν ἀπὸ στομάτων ὄπ᾽ἀκοῦσαι,
188
ἀλλ᾽ὅ γε τερψάμενος νεῖται καὶ πλείονα εἰδώς.
189
Ἴδμεν γάρ τοι πάνθ᾽ὅσ᾽ἐνὶ Τροίῃ εὐρείῃἈργεῖοι Τρῶές τε θεῶν ἰότητι μόγησαν,
191
ἴδμεν δ᾽ὅσσα γένηται ἐπὶ χθονὶ πουλυβοτείρῃ.
Traduction

Cette traduction se veut la plus proche possible du texte antique. Le but étant de rendre ce texte dans son originalité pédagogique initiale. N'hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire sur la traduction parallèle.

Traducteur : Jean-Claude Angelini
Copyright : Traduction © J.C. ANGELINI, 2014 / Mise en page © Citations-Antiques.com, 2017

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